La putain respectueuse | La putain irrespectueuse

Théâtre

Théâtre des Martyrs (Bruxelles)
Du 29 janvier
au 15 février
Me. Je. Ve. à 20h15
Ma. Sa. à 19h00
Dim. à 15h00

Texte de : Jean-Paul Sartre & Jean-Marie Piemme
Avec: Priscilla Adade, Michel Charpentier, Mary Diaby, Samuel du Fontbaré, Thierry Hellin, Aurélien Labruyère, Robin Lescot, Berdine Nusselder
Lumières & mise en scène: Philippe Sireuil
Assistant à la mise en scène:
Delphine Peraya
Décor:
Vincent Lemaire
Costumes: Catherine Somers
Création maquillage: Djennifer Merdjan
Vidéo:
Hubert Amiel
Régie plateau: Ralf Nonn
Régie: 
Antoine Halsberghe
Coproduction: La Servante, La Coop & Shelter Prod
Avec le soutien de Taxshelter.be, ING, du Tax-Shelter du Gouvernement fédéral belge. Avec l’aide du Centre des Arts Scéniques. Avec l’aide de la Cocof – Fond d’acteurs et de l’initiation scolaire


« Quand des blancs qui ne se connaissent pas se mettent à parler entre eux, il y a un nègre qui va mourir. »


La putain respectueuse
, à sa création en 1946, scandalisa la presse française qui la taxa d’anti-américanisme : on ne voulait pas voir le racisme qui régnait au pays des libérateurs.

Billie Holiday chantait déjà Strange fruit, Rosa Parks n’avait pas encore refusé de céder sa place, Martin Luther King n’avait pas encore reçu le prix Nobel, personne n’avait entendu Malcom X, Angela Davis était une toute petite fille. Et les suprémacistes du Ku Klux Klan sévissaient encore.

La pièce de Sartre s’inspire de l’affaire des Scottsboro boys : neuf hommes noirs âgés de 12 à 20 ans, accusés du viol de deux femmes blanches sur base d’un faux témoignage et dont huit furent condamnés à mort. L’écrivain donne peu la parole au « nègre » comme on disait alors, le rôle n’a pas de nom, et le montre apeuré et intériorisant sa condition d’être traqué. Dans La putain irrespectueuse, Jean-Marie Piemme, à l’inverse, lui donne une identité et une pensée. Dans l’Amérique d’hier, le noir était toujours coupable; de récents faits tragiques montrent que le verbe se décline encore au présent.

Teaser et vidéos

La presse en parle

Cette option de mise en scène intègre l’intersection des luttes : racisme, sexisme, classisme même, puisque le rôle social est l’un des aspects prégnants de cet opus.

Philippe Sireuil a rassemblé une formidable équipe d’actrices et d’acteurs qui tiennent le public en haleine tout au long de la représentation. Berdine Nusselder qui était déjà de l’aventure des Mains sales, est une bouleversante Lizzie dont on accompagne le cheminement vers une liberté chèrement payée. Alternatives théâtrales

Un spectacle au didactisme intelligent.

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